Départ imminent pour la Route du Rhum 2018 !

2112018

Comme tous les 4 ans, la cité corsaire est de nouveau en ébullition pour le départ de la Route du Rhum. Dimanche 4 Novembre, à 14h00, à l’issue d’un week-end de Toussaint assez frais mais relativement ensoleillé, les concurrents de cette prestigieuse course transatlantique s’élanceront de Saint-Malo pour traverser l’Atlantique, en solitaire, et rejoindre le port de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe.

Les bateaux de la Route du Rhum 2018

Les bateaux dans le port de Saint-Malo cette semaine.

Après avoir participé à l’édition 2010 (voir les très nombreux articles précédents), et goûté de nouveau à la course au large lors de la Transquadrasolo 2014-2015 (voir les articles récents), Marc ne retente pas l’aventure cette année. Ce qui n’empêche pas une petite présentation de cette Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2018, qui s’annonce exceptionnelle.

Un anniversaire particulier 

Cette 11e édition revêt un caractère particulier puisqu’elle marque les 40 ans de l’évènement. En 1978, Michel Etevenon, publicitaire français, créé cette épreuve au concept inédit : traverser l’Atlantique en solitaire, sur des bateaux de tous types et de toutes tailles, ceci en réponse à l’instauration de la limitation de la taille des voiliers sur la Transat anglaise, course transatlantique de référence à l’époque. En 1978, 38 bateaux – 14 multicoques et 24 monocoques – prennent le départ de la première édition. Cette année, ils sont 3 fois plus nombreux à tenter l’aventure, témoignage d’un engouement sans précédent pour une course devenue incontournable.

Départ de la Route du Rhum 2010.

Départ de la Route du Rhum – la Banque postale 2010.

123 participants

En effet, un nombre record de participants s’élancera de Saint-Malo ce dimanche : 123 skippers, dont 6 femmes, naviguant sur des multicoques et monocoques d’une taille minimale de 39 pieds (11m89), répartis en 6 catégories.

La catégorie Ultimes tout d’abord, qui rassemble les maxi-trimarans de plus de 60 pieds (18m29), sur lesquels les marins établissent des records de référence. Viennent ensuite 3 catégories regroupant des bateaux appartenant à une même classe : la classe IMOCA (monocoques de 60 pieds), la Class40 (monocoques de 40 pieds (12m18)), et la classe Multi50 (multicoques de 50 pieds (15m24)).

Le maxi-trimaran IDEC 2 (Francis Joyon)

Le maxi-trimaran IDEC SPORT de Francis Joyon, le bateau qui a gagné les deux dernières éditions avec Franck Cammas en 2010 (Groupama 3) et Loïck Peron en 2014 (Banque Populaire VII).

Enfin, les classes Rhum Multi et Rhum mono rassemblent respectivement les multicoques et monocoques ne répondant pas aux critères des catégories précédentes.

Le bateau d'Eric Bellion  (Comme un seul homme), catégorie Rhum Mono.

La goélette d’Eric Bellion (Comme un seul homme), dans la catégorie Rhum Mono, illustration de la diversité de la flotte de la Route du Rhum.

Traverser l’Atlantique, au gré de la météo

Les 123 concurrents devront rallier Saint-Malo à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) en solitaire, et seront autorisés à effectuer d’éventuelles escales techniques. La grande difficulté de la course réside bien évidemment dans le fait d’être seul à la barre de son voilier, malmené par une météo automnale souvent musclée. Ceux qui sauront au mieux exploiter les performances de leur bateau, en fonction des conditions météorologiques rencontrées, avec un brin de réussite et un nombre réduit d’avaries matérielles seront les plus rapides. De manière générale, ces derniers rejoignent la Guadeloupe en une dizaine de jours, contre trois à 4 semaines pour les skippers les plus lents. Le record de l’épreuve a été établi par Loïck Peron en 2014, vainqueur sur le maxi-trimaran Banque Populaire VII en 7 jours, 15 heures, 8 minutes et 32 secondes.

Parcours Route du Rhum - Destination Guadeloupe 2018

Parcours de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2018 : départ de Saint-Malo (Bretagne), arrivée à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) avec le contournement de l’île par l’Ouest.

Il est encore tôt pour savoir si la météo sera assez favorable pour l’établissement d’un nouveau record, mais cette édition 2018 est d’ores et déjà exceptionnelle du fait du nombre et de la qualité des participants.

Un plateau très relevé et des innovations technologiques

Cette année, la compétition s’annonce intense dans certaines catégories. En Ultimes par exemple, 5 des 6 concurrents ont des maxi-trimarans de dimensions semblables (environ 32 m de long et 25m de large) et construits dans les 12 dernières années. La hiérarchie technologique qui pouvait exister au départ des éditions précédentes, et qui donnait le statut d’archi-favori à Groupama 3 (2010) ou Banque Populaire VII (2014) n’a quasiment pas lieu d’être cette année.

En IMOCA, en Class40 et en Multi50, difficile de donner une liste restreinte de favoris tant les skippers expérimentés et leurs bateaux affûtés sont venus en nombre. On compte notamment en classe IMOCA certains compétiteurs de renom qui découvrent la Route du Rhum, à l’image des britanniques Alex Thomson (Hugo Boss) – sur le podium des deux dernières éditions du Vendée Globe* – et Samantha Davies (Initiatives Cœur).

Alex Thomson (Hugo Boss)

Alex Thomson (Hugo Boss), grand favori dans la classe IMOCA.

Cette édition 2018 est marquée par la généralisation de l’utilisation des foils, sorte d’appendices placés sur la coque et permettant au bateau de s’élever au-dessus de l’eau, à des vitesses élevées. En réduisant l’immersion de la coque dans l’eau, la traînée du bateau diminue et sa vitesse augmente. Déjà présents sur les multicoques, ces foils sont apparus récemment sur les monocoques de la classe IMOCA, et ont prouvé leur efficacité lors du dernier Vendée Globe* (les 4 premiers bateaux étaient munis de foils). Sur cette Route du Rhum 2018, 10 des 21 monocoques IMOCA profiteront de cette nouvelle technologie, de quoi faire tomber éventuellement quelques records. Pour une explication plus complète (datant du dernier Vendée Globe), vous pouvez cliquer ici.

Le monocoque IMOCA La Mie Caline de Arnaud Boissière.

Le 60 pieds IMOCA La Mie Caline d’Arnaud Boissière fait partie des bateaux dotés de foils (appendice au dessus de la ligne de flottaison, au niveau du mât).

Suivre la Route du Rhum 2018

Si vous ne craigniez pas d’évoluer au sein d’une foule très dense, vous pouvez encore profiter du village de la Route du Rhum ce samedi. Au programme notamment, le passage des écluses pour une partie des concurrents, à partir de 13h00.

Départ de la Route du Rhum 2014, Pointe du Grouin (Cancale)

Départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2014, vu de la Pointe du Grouin (Cancale).

Dimanche, le départ sera donné à la Pointe du Grouin à 14h00. Les skippers devront passer une porte en face du Cap Fréhel avant de s’éloigner vers la pointe bretonne. Si vous souhaitez suivre le départ en mer, les zones de navigation pour les navires spectateurs sont plus restreintes que les années précédentes, du fait du nombre important de concurrents. Depuis la terre, la Côte d’Emeraude regorge de pointes constituant de bons points de vue pour suivre les premiers bords des skippers de la Route du Rhum.

Le site officiel (https://www.routedurhum.com/fr ) permettra un suivi en temps réel de la course avec une cartographie actualisée régulièrement.

Bon vent à tous les skippers !

 

Julien BEHAGHEL

 

PS :

*Vendée Globe : course au large réservée à la classe IMOCA (monocoques de 60 pieds), consistant à réaliser le Tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, avec un départ et une arrivée aux Sables d’Olonne (Vendée).




Marc Behaghel troisième de l’étape !

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C’est donc en soirée localement, à 2h58 heure française, que Marc a enfin coupé la ligne d’arrivée de cette deuxième étape de la Transquadra 2014 – 2015 jugée en face du port du Marin en Martinique. Le skipper du pogo 30 Bambino II a parcouru les 2700 milles qui séparent Madère de la Martinique en 16 jours, 14 heures, 58 minutes et 14 secondes !!! Une très belle performance, couronnée par un excellent classement : Marc termine troisième de cette étape, en temps réel et en temps compensé, beau résultat au regard du niveau de compétition et de préparation des concurrents !!! Une belle revanche sur cette première étape écourtée pour cause de panne de pilote automatique en Juillet dernier.

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Marc arrivé troisième ce matin à 2h58 heure française. Sa trajectoire ressemble à celle d’une grande partie des concurrents: un départ sur la route directe, puis un plongeon vers le sud pour éviter des petites zones sans vent avant de remonter vers la Martinique.

Notre skipper aurait pu jouer une belle carte au classement général s’il en avait eu la possibilité, à condition d’avoir fait une belle première étape puisque le coefficient IRC de son pogo 30 est défavorable par rapport aux autres concurrents, et que les deux premiers ont tout de même creusé un bel écart lors de cette fin de course. Marc arrive en effet 34 heures après Pierrick Penven (Zephyrin) et 27 heures après Laurent Stoclet (Oxymore). A cette heure, le prochain concurrent de la flotte des solitaires de Saint-Nazaire à rejoindre l’arrivée devrait être Jean-François Hamon (Pour Aster) ou Philippe Ribau (Matmut), en mode furtif depuis plusieurs jours.

A venir (peut-être), le récit du skipper et quelques photos. De nombreux concurrents sont arrivés depuis ce matin, pas sûr que Marc ait sa petite interview et son petit article, mais bon on peut toujours espérer. Les organisateurs font un travail bénévole, bravo à eux !

Julien BEHAGHEL




Arrivée imminente en Martinique pour Marc !

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Marc n’est plus qu’à quelques encablures de la Martinique, il devrait arriver au Marin cette nuit ou demain. D’après certaines prévisions, notre skipper devrait couper la ligne d’arrivée vers 3h du matin heure française. Extrait de son dernier mail envoyé vers 16h00 heure française : « Position à 14h42 TU (ndlr: temps universel, soit 15h42 heure française), 14°18 Nord 59°53 Ouest. J’ai peu de vent et beaucoup d’algues donc ça n’avance pas vite. J’arrive au plus tôt cette nuit ou demain matin. Je suis à côté du bateau Celtics. » (ndlr : Celtics est un équipage double de la catégorie des doubles de Saint-Nazaire, composé de deux frères à bord d’un JPK 960.)

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Pointage de 21h00 heure française ce lundi 9 Février 2014. En rouge le bateau Celtics à proximité duquel doit naviguer Marc (position de 19h heure française). Le point rouge correspond à la position que Marc donnait à 15h42 heure française. Marc doit donc être à moins de 40 milles de la Martinique. (à partir d’une capture d’écran de http://transquadra.geovoile.com/2014/?leg=2)

Dans un sms envoyé à 19h30 heure française, le skipper de Bambino II nous annonce qu’il aperçoit la terre !!! Les sommets de la Martinique ou les hauteurs de Ste-Lucie, l’île située au Sud de la Martinique ? Il nous le racontera une fois arrivé. Courage, plus qu’une poignée de milles !!!

Marc devrait donc rallier en soirée heure locale les pontons du Marin, le suspens régnant toujours concernant une éventuelle troisième place, en manque de nouvelles de Philippe Ribau (Matmut). En cas d’insomnie, vous pouvez « suivre » l’arrivée sur www.transquadra.com ou sur la page facebook de la Transquadra. Mais il n’y aura pas d’actualisation de la cartographie toutes les 3 minutes, on n’est pas sur la Route du Rhum !! N’oubliez pas de visiter votre blog préféré demain.

Julien BEHAGHEL




Vers un podium ?

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Alors que les premiers concurrents ont déjà franchi la ligne d’arrivée de cette deuxième étape au Marin (Martinique), Marc s’approche gentiment de l’arc antillais, et profite normalement de ses dernières 24 heures de navigation.

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Pointage de 6h00 ce lundi 9 février 2014. Marc sera le prochain à couper la ligne d’arrivée, sauf si Philippe Ribau (Matmut), en mode furtif depuis quelques jours, arrive avant Bambino II au Marin.

« Actuellement à 20 h45 TU, ma position est 13°58 Nord et 58°09 Ouest, à 170 milles de la Martinique. Il y a beaucoup d’algues et peu de vent, donc ça n’avance pas beaucoup. Je n’ai beaucoup de nouvelle de la course, mis à part le fait que plusieurs bateaux sont déjà arrivés, dont deux solitaires d’après leur position. J’arrive demain (ndlr : aujourd’hui) dans la nuit du 09 au 10 Février ou dans la matinée du 10. Je ne peux pas lutter contre les algues car dès que j’en enlève, elles reviennent très vite donc je suis obligé de les laisser et le bateau n’avance pas ; ça gâche le plaisir de cette belle navigation. »

Dans cet extrait de mail envoyé hier soir (dimanche), Marc nous donne donc sa position. Si vous regardez ce que nous donne la cartographie du site de la course, où à la mise à jour de 6h00 a été indiquée la position de Bambino II à 22h12 hier soir heure française, Marc a tout simplement de sérieuses chances de finir sur le podium de cette deuxième étape ! Pierrick Penven (Zephyrin) a franchi la ligne en vainqueur hier à 12h48 (heure locale), suivi par Laurent Stoclet  (Oxymore) ce matin à 0h19 (heure locale). Il reste donc une troisième place à jouer !

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Marc dans le port de Saint-Nazaire fin Juillet 2014 avant le départ de la première étape. (source transquadra)

Jean-François Hamon (Pour Aster), malheureusement empêtré dans les algues et en délicatesse avec ses voiles, est à plus d’une centaine de milles derrière Marc. Notre skipper hérite-il donc confortablement de sa troisième place ? Rien n’est moins sûr, car un autre concurrent n’est plus localisé depuis quelques jours, en la personne de Philippe Ribau (Matmut), partisan d’une route plus directe au Nord, qui avant de passer en mode furtif, avait un très bon classement. Rien n’est donc gagné pour Marc, qui peut néanmoins croire en de solides chances de podium ! Que ce soit en temps réel ou en temps compensé d’ailleurs, puisque l’avance de Marc et Philippe sur les autres concurrents est assez importante et les deux skippers ont en commun de naviguer sur le même type de bateau (des pogo 30), et d’avoir donc un coefficient IRC très proche (1,017 pour Marc, 1,016 pour Philippe). Suspens, suspens !!!

Zephyrin l’emporte.

Pierrick Penven a donc remporté cette deuxième étape haut la main, et ayant déjà enlevé la première étape, il remporte l’édition de cette Transquadra dans la catégorie des solos de St-Nazaire. Il déclare à l’arrivée : « Dans les algues j’étais à 7/8 nœuds mais c’est désagréable. C’est comme si tu skiais sur des cailloux au lieu de laisser une belle trace dans la poudreuse. Très frustrant, sans compter les problèmes de stabilité. Pour m’en sortir je faisais exprès de partir au tas. Et puis j’ai un peu merdé au départ de Madère avec un peu de molle. Sous Madère ils ont joué la courbe moi j’ai coupé trop tôt. Après, j’ai eu deux jours pour prendre une décision. Une aile de mouette à faire au nord ou le sud. Le code 5 (ndlr: une voile d’avant) a marché tout seul … Plein sud ! … Tout le reste c’est du bon souvenir. »

Félicitations à cet océanographe qui aura relié Madère à la Martinique en 15 jours, 5 heures, 48 minutes et 29 secondes. Pour suivre les informations, www.transquadra.com (ou la page facebook de la Transquadra).

Julien BEHAGHEL




La dernière ligne droite !

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Deux semaines après le départ de cette deuxième étape donné de Quinta do Lorde (Madère), la majeure partie de la flotte est entré dans la toute dernière ligne droite vers la Martinique. En ce samedi 7 Février, les premiers concurrents sont d’ailleurs attendus au port du Marin, ils devraient couper la ligne d’arrivée vers midi heure locale (soit 17h00 heure française), après un peu plus de 14 jours de traversée.

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Marc à la barre de son pogo 30 Bambino II lors d’un entraînement l’été dernier en Bretagne.

Depuis hier (vendredi), Marc n’est plus localisé sur la cartographie du site de la course, mais nous supposons qu’il navigue toujours à proximité de celui qui le précède dans le classement des solos de Saint-Nazaire, Jean-François Hamon (Pour Aster), qui au pointage de 11h00 de ce samedi 7 Février 2014, pointe à un peu plus de 400 milles de la Martinique. Une progression au ralenti, dû à un vent relativement faible par rapport aux conditions rencontrées quelques jours auparavant, mais également à ce petit problème qui tatillonne l’ensemble de la flotte en approche de l’arc antillais : les algues !

Vous avez dit « sargasses » ?

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Ligne de sargasses (source wikipedia)

La flotte traverse en effet une zone de l’Atlantique Nord dénommée la « mer des Sargasses », du nom du genre d’algues qui y flottent en surface. Elle est délimitée par le Gulf Stream à l’Ouest, la dérive nord-Atlantique au Nord, le courant des Canaries à l’Est et le courant nord équatorial au sud. Loin d’être une petite attraction touristique pour skippers amateurs en vacances, la traversée de cette zone s’avère être assez délicate pour l’ensemble des concurrents. Marc  n’y échappe pas sur son pogo 30 Bambino II, comme en témoignent les mails envoyés ces derniers jours.

Mercredi 4 Février :

« Ça (ndlr: les algues) me ralentit beaucoup et c’est usant. J’en enlève dans les safrans et 5 minutes après c’est revenu. Je suis obligé d’arrêter le bateau et donc d’affaler le spi, de me laisser dériver en marche arrière pour faire partir les algues qui sont sous le bateau au niveau de l’hélice, puis de remettre le spi et deux heures après, il y en a autant. Je perds entre 2 et 3 nœuds quand il y en a beaucoup. Je ne sais pas si les autres bateaux sont aussi gênés. »

Jeudi 5 Février :

« Il y a de plus en plus d’algues, je les enlève des safrans quand il y en a trop sinon il faut faire avec. Heureusement qu’il n’y a pas de vent fort car ça pourrait être dangereux avec un bateau difficilement gouvernable. Il fait très chaud dans la journée (29 °C sur le pont et plus dans la cabine). »

Vendredi 6 Février :

« Toujours beaucoup d’algues, mais avec en plus des grains, de la pluie et du vent donc beaucoup de manœuvres sur le pont. J’essaie d’être performant jusqu’au bout. »

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Bambino II au départ de la première étape à Saint-Nazaire le 27 Juillet 2014.

Vous pouvez donc juger de l’état d’esprit de notre skipper, un brin agacé mais loin d’être découragé. Marc livre une très belle course jusqu’à présent, et peut se maintenir dans le top 5 s’il n’a pas perdu le contact avec le groupe de tête.

(Rappel: les positions sur http://transquadra.geovoile.com/2014/?leg=2 (solo St-Nazaire) et les actualités sur  http://www.transquadra.com ou sur la page facebook https://fr-fr.facebook.com/pages/Transquadra/213972661966974)

Julien BEHAGHEL




Marc de retour en mer !

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Un peu plus de quatre ans après sa participation à la Route du Rhum – la Banque Postale 2010, Marc Behaghel renoue avec la course au large. Depuis samedi 24 Janvier, notre skipper navigue entre Madère et la Martinique, en solitaire sur son pogo 30 Bambino II (monocoque de 9,14 m), dans le cadre de la deuxième étape de la Transquadra 2014-2015, une course transatlantique en solitaire ou en double pour les amateurs de 40 ans et plus. Après 10 jours de course, notre skipper livre une course relativement satisfaisante ; malgré des soucis de géolocalisation, nous savons qu’il navigue dans le groupe de tête !

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Marc au départ de la première étape de la Transquadra 2014 – 2015 à Saint-Nazaire le 27 Juillet 2014. (source : www.transquadra.com)

La Transquadra se déroule en deux étapes : Saint-Nazaire – Madère en Juillet et Août 2014, et Madère – la Martinique en hiver 2015. Sachant qu’il y avait également un départ de Barcelone pour la première étape, la flotte des 93 monocoques présents au départ se scinde en 4 catégories : les solos et les équipages double de St-Nazaire et ceux de Barcelone. Dans sa catégorie, Marc affronte 12 autres skippers dont une femme. Ayant rencontré des problèmes de pilote automatique quelques heures après le départ de St-Nazaire en Juillet, Marc avait alors décidé d’abandonner. Néanmoins, il avait fait convoyer son bateau vers Madère en Septembre, et s’est donc aligné au départ de cette deuxième avec l’envie de bien faire, de prendre du plaisir aussi, la pression du classement général en moins.

La course de Marc.

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Marc apparaît en première position Mardi 27 Janvier au pointage de 21h !

Hors jeu pour le général, Marc n’a pourtant visiblement rien perdu de son esprit de compétition. Le skipper de Bambino II a tout d’abord eu droit à un départ nerveux, sous spi avec peu de vent (certainement dû au dévent au sud de Madère causé par le relief important de cette île volcanique). Puis les conditions météorologiques se sont légèrement musclées afin de rendre l’aventure un peu plus sportive et surtout plus humide… Des alizés (vents du Nord-est permettant une navigation au portant (=vent arrière)) certes, mais assez costauds ! Comme de nombreux concurrents, Marc a tout d’abord suivi l’orthodromie (la route directe) avant de virer mardi dernier (27 janvier) vers  le sud afin d’éviter la bulle anticyclonique qui se créait devant la flotte. Une option qui paie visiblement puisque notre skipper reste dans les premières positions. Voici quelques nouvelles de Marc envoyées par mail ce week-end.

« Je suis maintenant (ndlr : dimanche 1er février) dans les alizés bien établis et je vais avoir droit à des journées de spi jusqu’en Martinique. Je suis à peu près à mi-distance. Une arrivée prévue entre le 7 et 9 février.
Je descends encore un peu dans le sud chercher du vent un peu plus fort ; de toute façon je ne peux pas faire du plein vent arrière, donc il faut chercher dans la météo des zones de petite rotation des alizés. Je ne peux pas faire de routage, car j’ai eu des problèmes informatiques à Madère. Je comptais sur l’Ipad, mais le boitier qui permet la connexion avec le satellite ne fonctionne plus. Par contre, je peux recevoir des fichiers météos, mais ils ne sont pas très précis comme sans doute pour la plupart des autres bateaux.

J’ai déchiré le spi asymétrique a priori, ce qui est moins gênant pour la seconde partie de la course. Il est tombé à l’eau quand j’étais en train de l’affaler et a dû se déchirer sur les safrans. Plus grave, j’ai un tangon qui s’est légèrement tordu et je ne sais pas s’il est possible de l’utiliser malgré tout. J’ai un autre tangon mais c’était plus rapide et plus sécurisant d’empanner avec deux tangons.

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Navigation à bord de Bambino II en Juin 2014.

La première partie de la course a été assez ventée. J’ai perdu du temps à me décider pour le nord ou le sud car les fichiers météo étaient changeants. J’étais parti pour le nord pendant 8 heures puis j’ai changé d’avis car je ne le sentais plus en voyant les derniers fichiers. Du coup j’ai perdu 8 heures, mais je crois que beaucoup de bateaux hésitaient aussi.
Je ne sais pas si l’option que j’ai prise sera payante, je n’ai pas de nouvelles de la course à part les positions.

Le bateau se comportait très bien dans le vent soutenu de la première partie, maintenant c’est plus difficile car il lui faut du vent pour aller plus vite que les autres. Ces jours-ci il fait beau et chaud (27°C), trop chaud pour rester sur le pont pendant la journée, donc je barre le matin et en fin d’après-midi. Première douche hier !!! On voit des poissons volants et quelques rares oiseaux. »

La Martinique en fin de semaine ?

Concernant ces avaries, Marc est loin d’être le seul concerné. Et perdre un spi ou abîmer un tangon, ça reste moins grave qu’un démâtage (dont a été victime l’équipage de Laminak (double st-nazaire) en début de semaine dernière) ou qu’un chavirage (Zinzolin (double st-nazaire) a été couché par une déferlante et a chaviré, entraînant un démâtage… l’équipage sain et sauf a été récupéré par un cargo en fin de semaine dernière). Si vous suivez la course sur www.transquadra.com, vous avez dû vous rendre compte que l’actualisation des positions laissait à désirer ; Marc a en effet un problème de géolocalisation, et donne sa position moins régulièrement que les différents relevés quotidiens dont bénéficient les autres concurrents, ce qui explique que le soir Marc soit bien placé, puis rétrograde dans la journée avant d’être de nouveau dans les premiers…  Vous avez dû en revanche peut-être vous demander quand est-ce que le skipper de Bambino II allait mettre un coup de barre vers la Martinique et mettre un peu de nord dans sa trajectoire… La réponse nous est venue par mail cet après-midi.

« Hier (ndlr : lundi 2 février), journée compliquée à cause de la mer des Sargasses. Il y avait plein d’algues sur la mer qui se sont prises dans les safrans, ce qui m’a obligé à les enlever à la main plus de dix fois. Plus embêtant, il semble y en avoir au niveau de l’hélice et/ou de la quille car je sens que le bateau est freiné et que le pilote automatique travaille moins bien.

Sinon, j’ai empanné et maintenant je fais route plus directe sur la Martinique, mais j’ai encore 900 milles devant moi. »

Suite des aventures très prochainement !!!

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Bambino II croise un cargo lors du départ de la première étape le 27 Juillet 2014 à Saint-Nazaire.

Une course atypique.

La Transquadra, créée en 1993, est une course transatlantique faite pour les amateurs ayant envie de réaliser un rêve, traverser l’Atlantique dans le cadre d’une course, avec un budget abordable et un calendrier le plus en adéquation possible avec les contraintes professionnelles. Marc avait participé à l’édition 2005 – 2006, en solitaire à bord du pogo 8,50… Bambino. Il avait livré une course remarquable en terminant sixième de la première étape et quatrième de la deuxième étape se hissant à la quatrième place du général sur une vingtaine de concurrents ! Pour cette édition 2014 – 2015, près de 93 bateaux sont engagés, avec  18 skippers solitaires et 75 équipages en doubles (vous avez bien calculé, ça fait 168 skippers). Face au succès grandissant rencontré par cette course, les organisateurs ont décidé d’organiser deux départs sur le continent européen, le premier à Barcelone le 23 Juillet 2014, et le second à St-Nazaire le 27 Juillet.

Transquadra 2014-2015

Le départ de Madère le 24 Janvier 2015. (source transquadra)

A chaque étape sa difficulté. Après les 1100 milles d’une première étape rapide entre St-Nazaire et Madère l’été dernier, marquée par la traversée du Golf de Gascogne, la course se poursuit avec un plus gros morceau… Avaler les 2700 milles séparant l’île portugaise de la Martinique est loin d’être une formalité. A cette saison, les Alizés sont bien installés ce qui rend la navigation un peu plus confortable, mais le matériel et les skippers n’en sont pas moins éprouvés, comme en témoignent les différentes avaries ayant émaillé ces 10 jours de course. Les premiers skippers devraient arriver samedi.

Quelques précisions sur les règles et les classements.

La Transquadra est ouverte à tout skipper de plus de 40 ans naviguant sur un monocoque de longueur comprise entre 8,50 et 12,50 m, et dont le TTC (coefficient de temps compensé) se situe entre 0,949 et 1,051. En effet, pour garantir une certaine équité entre bateaux de caractéristiques différentes, le classement de la course ne s’effectue pas en temps réel mais en temps compensé. Le classement en temps compensé est obtenu en multipliant le temps réel par ce coefficient de temps compensé (TTC): temps compensé = temps réel x TTC.

Dans la catégorie où concourt Marc, le TTC varie de 0,950 à 1,017. Bambino II est affecté du coefficient… 1,017. Un peu désavantageux certes, raison de plus pour être le plus rapide !

Sur le site de la course, les deux types de classement sont disponibles sur le lien suivant: http://transquadra.geovoile.com/2014/?leg=2 . Le classement retenu est donc celui en temps compensé. Et le classement général est obtenu en additionnant les temps compensés de chaque étape.

Pour suivre la course : www.transquadra.com  (cartographie et classements : )

Vidéos

Voici des images du départ de Madère.

http://www.dailymotion.com/video/x2fwk6b

 

Julien BEHAGHEL




Un Rhum qui aura tenu toutes ses promesses.

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La Route du Rhum, c’est tous les 4 ans les images de foule sur les quais de la cité Corsair et le spectacle grandiose du départ en baie de Saint-Malo. Ce sont ces images de rêve, une semaine plus tard, lors de l’entrée du vainqueur dans le canal des Saintes, après le contournement de l’île papillon, escorté par une armada d’embarcations spectatrices, avant l’arrivée triomphale dans la marina de Pointe-à-Pitre, fumigène en main, au milieu des acclamations de la foule et des crépitements d’appareils photos, …

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Loick Peyron, grand vainqueur de la Route du Rhum 2014, à son arrivée à Pointe-à-Pitre lundi 10 Novembre.

Oui mais voilà, dans l’ombre de ces arrivées médiatisées, ils étaient encore nombreux à trimer derrière, en plein milieu de l’Océan Atlantique pour beaucoup, certains même encore proches des côtes portugaises. Le Rhum en soit, ce sont 5 courses différentes, pour les 5 catégories dans lesquelles concourent les 91 skippers au départ, 5 courses toutes aussi passionnantes les unes que les autres, mais certes de durées inégales.

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Erwan Le Roux (Fenetra – cardinal), vainqueur en classe multi50, à son arrivée en Guadeloupe le 13 Novembre 2014.

Loïck Peyron, le favori a tenu son rang !

Il aura fallu deux voire trois semaines pour la majeure partie des concurrents pour rallier Pointe-à-Pitre, où les arrivées se succèdent depuis cette nuit du 9 au 10 Novembre où Loïck Peyron (Banque Populaire VII), en plus de remporter pour la première fois de sa riche carrière cette mythique transatlantique, s’est permis d’établir le nouveau record de l’épreuve jusque-là détenu par Lionel Lemonchois. Nouveau temps de référence : 7 jours 15 heures 8 minutes et 32 secondes, qu’on se le dise ! Chapeau l’artiste !! La performance reste remarquable pour celui qui n’avait plus vraiment d’adversaire à sa hauteur après l’abandon de Thomas Coville (Sodebo’ultim) suite à une collision avec un cargo au large d’Ouessant.

Ni Yann Guichard (Spindrift 2), condamné à l’extrême prudence par le gigantisme de son voilier, ni les autres concurrents de la catégorie ultime, à la barre de trimarans tout simplement moins puissants, n’ont pu rattraper un Loïck Peyron qui, pour la petite histoire, avait initialement prévu de participer à la course sur une réplique du petit trimaran jaune Olympus photo sur lequel Mike Birch avait gagné la première édition en 1978. On ne sait jamais ce que la vie vous réserve…

Des vainqueurs en cascade

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De gauche à droite : Alex Pella, Erwan le Roux, François Gabart, Loick Peyron et Anne Caseneuve.

A ce jour, alors que la troisième semaine de course vient de commencer, toutes les catégories ont leur lauréat : après Loïck Peyron (Banque Populaire VII), Erwan le Roux (Fenetra-cardinal) a complété le palmarès 2014 pour la classe Multi 50, François Gabart (Macif) s’est imposé en IMOCA, l’espagnol Alex Pella (Tales 2 Santander) a tiré son épingle du jeu en class40, et enfin Anne Caseneuve (Aneo) a dominé la catégorie Rhum.

La tendance cette année était clairement de passer au sud de l’Anticyclone des Açores, pour ensuite profiter d’alizés mieux établis qu’en 2010 afin de filer au portant vers la Guadeloupe, au milieu des poissons volant. Mais pour pimenter un peu tout ça, la zone anticyclonique, initialement de taille raisonnable et bien logée au niveau des Açores, a commencé à s’étendre sur une bonne partie de l’Océan, de Terre Neuve jusqu’à la Péninsule ibérique. Par conséquent, de nombreux concurrents se sont retrouvés littéralement piégés dans des zones sans vent, ou constamment freinés en bordure d’anticyclone. C’est le cas de l’italien Andrea Mura (Vento di Sardegna),  arrêté dans sa progression en début de semaine dernière, alors qu’il menait la flotte de la catégorie Rhum depuis le départ. Pour les moins rapides, il ne fallait donc pas hésiter à descendre bien au Sud cette année…

Un Rhum corsé

Que retenir de cette 10ème édition ? Tout d’abord, une première semaine très difficile, avec une météo délicate et par conséquent beaucoup de casse. Le premier coup de vent essuyé au large de la pointe bretonne et les fronts rencontrés lors de la traversée du Golfe de Gascogne auront eu raison de nombreux concurrents, histoire de rappeler qu’un Rhum, ça se mérite ! Fort heureusement, pas de drame à déplorer, mais beaucoup de sueurs froides.

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Thomas Coville (Sodebo’ultim) devant Sidney Gavignet (Musandam Oman Sail), le jour du départ le 2 Novembre 2014. Le premier, grand favori avec Peyron, entrera en collision avec un cargo dès la première nuit de course, le second terminera quatrième à Pointe-à-Pitre.

Par la suite, une course très disputée quelle que soit la catégorie. Mention spéciale à Yann Guichard (Spindrift 2), qui a prouvé qu’il était possible de traverser l’Atlantique en solitaire sur un maxi-trimaran de 40 mètres conçu pour 10 hommes d’équipage. Constamment sous toilé, le skipper a mis un point d’honneur à finir deuxième.

On retiendra également que moins on est de fou, moins on rit… En effet, en classes Multi 50 et en IMOCA, on avait beau être en comité réduit, ça ne rigolait pas, mais alors pas du tout ! Dans chacune des catégories, les vainqueurs  Erwan Le roux et François Gabart ont établi un nouveau record de traversée, à l’issu d’une course très disputée. Mention spéciale pour le skipper de Macif, qui remporte donc le Rhum deux ans après le Vendée Globe, sur le même bateau.

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François Gabart en face des reliefs guadeloupéens.

La course a été également très disputée en Class40, dans des conditions météos en apparence idéales mais très éprouvantes pour les skippers ; la flotte a dû progresser avec difficulté dans des alizés pas forcément bien établis. Preuve que le niveau était relevé, le vainqueur est loin d’être un inconnu : Alex Pella, qui s’est progressivement extirpé du groupe de tête,  avait terminé 4ème de la Barcelona World Race 2010, tour du monde en double en IMOCA. Un autre habitué du circuit des 60 pieds termine troisième en la personne de Kito de Pavant (Otio – Bastide medical).

Enfin, la catégorie Rhum nous a également livré un beau scénario. Comme évoqué plus haut, le tenant du titre Andrea Mura, conscient de l’infériorité de son monocoque face au trimaran Aneo d’Anne Caseneuve, a voulu tenter une route au plus proche de la route directe, alors que sa concurrente filait droit au Sud. Piégé dans des zones sans vent, l’italien a vu son avance se réduire en peau de chagrin, impuissant devant l’envolée de la morbihannaise. Au final, Anne Caseneuve remporte sa première Route du Rhum, après 5 participations ! Mais elle a laissé entendre que ce serait certainement sa dernière…

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Anne Caseneuve à son arrivée à Pointe-à-Pitre, le    Novembre 2014.

Souvenirs souvenirs…

Lundi matin 24 Novembre, la Guadeloupe célèbrait l’arrivée de l’enfant du pays, le guadeloupéen Willy Bissainte (Tradysion Guadeloupe). Concurrent en Class40 en 2010, cet ingénieur dans le bâtiment participait à sa deuxième Route du Rhum, avec le même bateau, mais dans la catégorie Rhum. Quatre ans plus tard, il améliore son temps de plus de trois jours, et a reçu un accueil triomphal dans la Marina de Pointe-à-Pitre.

Son nom vous dit peut-être quelque chose ? C’est en effet le concurrent qui avait disputé, il y a quatre ans, la 35ème place de la Class40 à Marc, à l’issu d’un tour de la Guadeloupe ô combien stressant ! Le guadeloupéen avait franchi la ligne une dizaine de minutes seulement après Marc ! C’était, lundi, il y a quatre ans jour pour jour, le 24 Mars 2010. Marc avait franchi la ligne à 16h17 heure française, après 24 jours 3 heures 15 minutes et 23 secondes de course. Le point final d’une belle histoire.

Marc l'a fait ! Il est allé au bout de sa traversée et termine 35e de la Route du Rhum 2010!

24 Novembre 2010, Marc en approche de la ligne d’arrivée, salue le bateau de l’organisation venu l’accueillir.

Une eau claire, le soleil, et Marc en t-shirt, prêt pour le ti-punch de l'arrivée!

24 Novembre 2010, Marc vient de franchir la ligne d’arrivée de la Route du Rhum – la Banque Postale 2010.

Marc assailli par les journalistes à son arrivée aux pontons à Pointe-à-Pitre.

24 Novembre 2010, Marc accueilli à son arrivée dans la marina de Pointe-à-Pitre.

Et maintenant ?

Il reste encore 11 skippers en course. Le prochain concurrent attendu à Pointe-à-Pitre est le guadeloupéen Nicolas Thomas (Guadeloupe Grand large 1001 piles batteries), qui devrait en finir mercredi matin. Le plus jeune skipper de la flotte, Paul Hignard (Bruneau), a été victime d’un démâtage en fin de semaine dernière ; le malouin de 19 ans devra mettre finalement un peu plus de temps que prévu pour rallier Pointe-à-Pitre, avec un gréement de fortune. Et c’est actuellement Vincent Lantin (Vanetys – Le Slip français) qui ferme la marche, encore à un peu plus de 800 miles du soleil des Antilles.

 

Julien BEHAGHEL




Départ J+1 semaine, arrivée H-…

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Après une semaine très ensoleillée à Saint-Malo passée à finir leur préparation et répondre aux sollicitations, les 91 skippers de la Route du Rhum 2014, dixième du nom, sont rapidement entrés dans le vif du sujet, avec un départ musclé dimanche dernier à 14h00.

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Le départ de la route du Rhum 2014, dimanche 2 novembre à 14h00. (source:ouest-france.fr)

A l’heure où je publie cet article, la flotte, qui ne compte plus que 68 concurrents, est menée par Loïck Peron sur Banque Populaire VII. Le skipper français mène son maxi-trimaran de 31,5 mètres à toute allure vers Pointe-à-Pitre, la Guadeloupe n’étant déjà plus qu’à moins de 300 miles (un peu plus de 500 km), soit environ une journée de navigation ; Peron devrait couper la ligne d’arrivée cette nuit.

Loick Peron sur Banque Populaire VII, en tête de la Route du Rhum 2014 à moins de 1000 miles de la Guadeloupe.,

Loick Peron (Banque Populaire VII) est actuellement à moins d’une journée de navigation de la Guadeloupe.

 

Une première semaine difficile.

Les marins et les bateaux ont été durement éprouvés depuis le départ : on dénombre jusqu’à présent 23 abandons, généralement sur avarie, et parfois sur blessure. Plusieurs marins ont dû être hélitreuillés, le dernier étant Bob Escoffier (Groupe Guisnel) qui a connu une importante voie d’eau au large de l’Espagne en fin de semaine. En effet, les skippers ont eu droit à un premier coup de vent quelques heures après le départ au passage de la pointe Bretonne, avant d’attaquer la délicate traversée du Golfe de Gascogne. L’écart s’est vite creusé entre les différents bateaux, les maxi-trimarans de la catégorie ultime ayant été les premiers à passer sous l’anticyclone des Açores, une option que semble privilégier une très grande partie des concurrents.

VOILE : Route du Rhum - depart - 02/11//2014

Les multicoques dans la partie Nord de la zone de départ, dimanche 2 novembre 2014 au large de la Pointe du Grouin.(source:ouest-france.fr)

 

Retour sur le départ. 

Ayant eu l’occasion d’aller à Saint-Malo la semaine précédant le départ de la course, et ayant eu l’immense privilège (et je vous le souhaite pour les prochaines fois) de suivre le départ en mer, très bien placé au Sud de la zone réservée à la course, j’ai pu prendre un certain nombre de photos, dont voici un échantillon… (cliquez sur la photo pour agrandir).

La flotte des Class40 dans le port de Saint-Malo, Route du Rhum - Destination Guadeloupe 2014

La flotte des Class40 dans le port de Saint-Malo, jeudi 30 Octobre 2014.

 

François Gabard (Macif), avant le départ de la Route du Rhum 2014.

François Gabart (Macif), vainqueur du dernier Vendée Globe, grand favori de la classe IMOCA.

 

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Dimanche 2 Novembre, 13h50. La flotte des monocoques évolue derrière la ligne de départ, à quelques minutes du coup d’envoi qui sera donné à 14h00.

 

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La flotte des monocoques, derrière la ligne de départ et la foule d’embarcation de suiveurs.

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Départ imminent au large de la pointe du Grouin; au centre, la bouée qui matérialise l’extrémité Sud de la ligne de départ.

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Quelques secondes après le top départ, la flotte s’élance. Les paquebots de la compagnie Britanny ferries accompagnent les premiers multicoques, au Nord de la zone de départ. Le meilleur départ est pris par Sidney Gavignet (Musandam – Oman Sail). Les petites taches noires dans le ciel, ce ne sont pas des mouches ou des oiseaux mais bien des hélicoptères, pour filmer la flotte.

 

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La flotte des monocoques s’élance également, Tanguy de Lamotte (Initiatives Cœur) en tête.

 

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En arrière plan à gauche, les multicoques. Au premier plan, les monocoques de la classe IMOCA, Vincent Riou (PRB) et Tanguy de Lamotte (Initiatives Coeur) en tête, suivis de Jérémy Beyou (Maître Coq), Marc Guillemot (Safran) et François Gabart (Macif). En retrait à droite, les class40.

 

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Quel est l’avantage de prendre un bon départ ? Ne pas être freiné par les vagues créées au passage des premiers voiliers et de l’armada des bateaux spectateurs.

 

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Bertrand de Broc (Votre Nom autour du monde, à gauche grande voile noire) et Louis Burton (Bureau vallée), skippers de bateaux 60 pieds moins récents, complètent la flotte des IMOCA, suivis des premiers class40.

 

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Les skippers filent droit vers le grain, ce qui nous donnent de belles image, et un petit coup de vent supplémentaire pour les concurrents.

 

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En arrière plan, les concurrents de la classe Multi50. Au premier plan, Armel Tripon (For humble heroes).

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Derrière, la flotte des Class40.

 

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Après le passage du grain, à hauteur de Saint-Malo, la flotte des IMOCA.

 

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Louis Burton (Bureau Vallée) et Tanguy de Lamotte (Initiatives Cœur).

 

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Vincent Riou (PRB) à hauteur de François Gabart (Macif). Le vent a légèrement tourné de Sud-Ouest à Ouest, ce qui va contraindre certains concurrents à virer de bord pour passer la bouée à Fréhel.

 

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Vincent Riou (PRB), déjà vainqueur du Vendée Globe en 2005, et de la transat Jacques Vabre en 2013, est bien parti pour jouer les grands rôles dans cette Route du Rhum. Hélas, la suite de la course est moins réjouissante pour lui: après avoir suivi de près François Gabart pendant les premiers jours de course, une avarie sur la cloison de barre d’écoute le contraint à rentrer sur Port-la-Forêt (29) où il choisit d’abandonner la course.

 

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Vincent Riou s’aligne sur cette édition de la Route du Rhum avec le même monocoque qu’il y a quatre ans, mis à l’eau en 2010 comme le Maître Coq de Jérémie Beyou (qui n’est autre que l’ex-Banque Populaire d’Armel Le Cléac’h, deuxième du dernier Vendée Globe, qui était à l’origine le Foncia de Michel Desjoyaux pour la Route du Rhum 2010). Le monocoque IMOCA le plus récent de la flotte est le Macif de François Gabart, mis à l’eau en 2011.

 

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François Gabard et Vincent Riou, déjà les plus rapides, à quelques miles du cap Fréhel que le skipper de Macif passera en tête, après les mutlicoques de la catégorie Ultime.

 

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Lalou Roucayrol (Arkema Région Aquitaine), skipper de la classe multi50, passe la bouée du cap Fréhel. C’est Lionel Lemonchois (Prince de Bretagne) qui a passé le Cap en toute première position suivi par Sidney Gavignet (Musandam – Oman Sail) et Thomas Coville (Sodebo Ultim’)

 

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Le Cap Fréhel.

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La foule massée sur les hauteurs du Cap Fréhel.

 

Voilà pour les photos, il y en aura peut-être d’autre plus tard, je n’ai pas eu le temps de toutes les mettre. Les arrivées vont vraisemblablement se succéder à Pointe-à-Pitre à partir de lundi. Si la victoire ne devrait pas échapper à Loick Peron, la bataille fait rage pour les places d’honneur. Les leaders des IMOCA et des multi 50 quant à eux ont dépassé la mi-parcours et des duels se déroulent pour les premières places, entre François Gabart (Macif) et Jérémie Beyou (Maître Coq) pour les IMOCA, et entre Erwan le Roux (Fenetréa-Cardinal) et Lalou Roucayrol (Arkema Région Aquitaine). Du côté des Class40 et de la catégorie Rhum, le chemin est encore long, mais les hiérarchies commencent à s’établir.

Julien BEHAGHEL

 




Route du Rhum, le retour !

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La foule, les voiliers, les stands, la musique, l’effervescence festive et sportive… Quatre ans après, la cité corsaire vibre de nouveau au rythme de ce qui constitue un événement majeur de la course au large qu’est la Route du Rhum !

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Quatre ans après, les bassins Duguay-Trouin et Vauban accueillent, le temps d’une semaine, plusieurs dizaines de bateaux de course, de tout type et de toute taille. Ils étaient 85 en 2010, ils seront 91 cette année à prendre le départ de cette course mythique, qui aura lieu dimanche prochain 2 Novembre au large de la pointe du Grouin. Après une très belle aventure vécue en 2010, Marc ne fera pas partie de la flotte, mais cela n’empêche pas votre blog de vous présenter cette édition 2014 qui s’annonce passionnante.

 

La route du rhum 2014, dixième édition !!!

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Saint-Malo, mardi 28 Octobre 2014. (photo: ouest-france.fr)

Créée en 1978, avec une édition tous les quatre ans, la Route du Rhum en est donc cette année à sa dixième édition. Les règles du jeu n’ont pas changé : rallier Saint-Malo à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, en solitaire. L’escale est autorisée, ainsi que l’assistance technique, ou à la navigation, dans la limite des règlements propres à chaque catégorie. Et une taille minimale des bateaux (39 pieds, soit 11,8 m) est imposée.
Au fil des éditions, cette course a su s’imposer comme un événement incontournable de la course au large, de par sa difficulté, liée à des conditions météorologiques souvent difficiles à cette période de l’année et à la navigation en solitaire, et de par son histoire, faite d’exploits, d’aventures, mais aussi de drames. La Route du Rhum se démarque également de par son ouverture : elle attire aussi bien de très grands noms de la course au large que des professionnels plus modestes ou des amateurs éclairés.

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La foule massée au Cap Fréhel lors du départ de la Route du Rhum 2010. Echéance sportif incontournable, le Rhum s’est également affirmé comme étant un grand événement populaire.

Cette année, ils seront donc 91 à tenter l’aventure, répartis en 5 catégories : la catégorie Ultime (voiliers de 60 pieds (18 m) ou plus), la classe IMOCA (monocoques de 60 pieds répondant à la jauge IMOCA, ceux qui prennent part au Vendée Globe), la classe Multi 50 (multicoques de 50 pieds (15 m)), la classe 40 (monocoques de 40 pieds, catégorie dans laquelle avait concouru Marc), et la catégorie Rhum qui rassemble les bateaux ne répondant à aucun des critères des catégories précédentes.

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Le 60 pieds Macif de François Gabart, grand favori de la classe IMOCA. (Source : macif course au large)

La Route du Rhum, 3500 milles à couvrir… en combien de jours ?

De Saint-Malo à Pointe-à-Pitre, il y a environ 3500 milles à couvrir (soit plus de 5600 km). Les plus rapides seront certainement les skippers des maxi-trimarans de la catégorie Ultime. Record à battre : 7 jours 17 heures 19 minutes et 20 secondes, le temps qu’avait établi Lionel Lemonchois en 2006 à bord du trimaran de 60 pieds Gitana XI. Malgré ses 31,5 mètres de long, le maxi trimaran Groupama 3 de Franck Cammas n’avait pas réussi à passer sous la barre des 9 jours en 2010.

Car tout est également une question de météo… Lorsque les skippers auront dépassé la pointe bretonne et entamé la traversée du golfe de Gascogne se posera la question du contournement de l’anticyclone des Açores. Faut-il passer au Nord de cet anticyclone, ou au Sud ? La route Sud s’avère avantageuse lorsque des vents réguliers que l’on appelle les alizés sont bien établis ; des vents qui soufflent du nord-est au sud-ouest, et assurent au skipper une navigation plutôt confortable par vent arrière… La route Nord s’avère beaucoup moins confortable, mais lors d’une course, la vitesse passe avant le confort. Il y a quatre ans, l’anticyclone étant très proche de la péninsule ibérique et les alizés n’étant pas bien installés au sud, il fallait mieux prendre la route Nord…

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source: lepoint.fr

 

Un plateau exceptionnel !

La plus mythique des transats a, comme à son habitude, la faveur des grands noms de la course au large. Des vieux de la vieille, comme Loïck Peron, des hommes de records, comme Francis Joyon (record du tour du monde et de la traversée de l’Atlantique nord, tous deux en solitaire), des multirécidivistes comme Marc Guillemot, Vincent Riou, ou encore Lionel Lemonchois, de nouvelles stars comme François Gabart, vainqueur du dernier Vendée Globe, … Et que dire des bateaux ? Les maxi-trimarans de la catégorie Ultime constituent bien évidemment l’attraction de cette édition, et en particulier le Spindrift 2 de Yann Guichard, le plus grand trimaran de course au monde (ex-Banque Populaire V, détenteur du Trophée Jules Verne), avec ses 40 mètres de long et ses 23 mètres de large… Mais à côté de ces monstres des mers, les autres voiliers ne seront pas en reste.

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Spindrift 2, le maxi-trimaran de Yann Guichard, 40 mètres de long pour 23 mètres de large. 

Une course ouverte

Aux côtés de ces stars, on trouve de nombreux skippers à la réputation plus modeste, et également des amateurs éclairés.
Le cas de Paul Hignard (Bruneau) sera certainement assez médiatisé : à 19 ans, ce jeune malouin s’apprête à devenir le plus jeune skipper de toute l’histoire de la Route du Rhum. Malgré une faible expérience en compétition, il a réussi à convaincre un partenaire pour l’accompagner dans ce projet un peu fou, dans la Class40.
Il y a également d’autres belles histoires, à l’image de ces passionnés qui font revivre les bateaux présents aux premiers temps de la course. On compte cette année deux sistership du petit trimaran jaune Olympus photo, sur lequel Mike Birch avait remporté la première Route du rhum en 1978, arrivé 98 secondes avant un certain Michel Malinovski, dont le bateau KRITER V (l’original, pas le sistership) sera présent sur la ligne de départ le 2 Novembre, skippé par Benjamin Hardouin (Krit’R V). 36 ans après, le monocoque de 21 mètres réussira-t-il cette fois-ci à s’aligner devant les petits trimarans jaune ?

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Mike Birch (Olympus Photo) dépasse Michel Malinovski (KRITER V), au large de la Guadeloupe, à l’arrivée de la Route du Rhum 1978.

Et avant de fermer cette parenthèse historique, sachez que dans cette catégorie Rhum, Wilfried Clerton (Cap au Cap location) sera le skipper du grand monocoque KRITER VIII, sur lequel Michel Malinovski a couru l’édition 1982 !
Certains viennent aussi une deuxième fois, pour effacer un échec. C’est le cas de Pierre-Yves Lautrou par exemple, dont la participation avait été compromise en 2010 du fait d’un choc de son voilier avec un navire de pêche, lors du convoyage vers Saint-Malo. Le skipper et son bateau sont arrivés entier et en bon état cette année dans la Cité corsaire, les choses sont bien mieux engagées pour le journaliste de l’Express.
Pour conclure sur les participants, ils seront donc 91 au départ, dont 30 amateurs ! 40 skippers tenteront l’aventure pour la première fois…

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Présentation des skippers, ici ceux de la catégorie Rhum, Samedi 25 Octobre à Saint-Malo. Source: ouest-france.fr

Une course internationale

La Route du Rhum jouit d’une certaine notoriété en France, mais attire également des skippers d’autres pays. 9 nationalités sont représentées cette année, avec des concurrents venant d’Italie, d’Espagne, de Belgique, de Suisse, de Finlande, du Portugal, et même d’Afrique du Sud ! Rappelons que le palmarès de la course est aussi international. En 2010, l’italien Andrea Mura, sur Vento di Sardegna avait dominé la catégorie Rhum. Et lors de la très délicate édition 2002, la jeune britannique Ellen MacArthur, sur son monocoque IMOCA Kingfisher, avait été le premier concurrent à rejoindre Pointe-à-Pitre, devant les trimarans géants.

 

Suivre la course…

Contrairement à la dernière édition, votre blog n’assurera pas de suivi détaillé de l’événement, voici donc quelques petits conseils et liens intéressants si vous ne voulez rien manquer de cette dixième édition de la Route du Rhum.
Tout d’abord, n’hésitez pas à vous rendre à Saint-Malo ces jours-ci pour déambuler sur les quais et profiter de la fête, admirer les voiliers, croiser éventuellement des skippers, … Samedi, veille du départ, vous pourrez également assister au passage des écluses pour les skippers de la catégorie. Conseil d’amis néanmoins, par expérience, si vous n’aimez pas trop la foule, évitez de vous rendre à Saint-Malo vendredi soir, ou samedi après-midi.

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Le week-end dernier, sur les quais du port de Saint-Malo. Evidemment, il s’agit d’éviter les heures de pointe…

Dimanche, à 14h00, les 91 concurrents couperont la ligne de départ située au niveau de la Pointe du Grouin (Cancale), avant de virer une bouée au Cap Fréhel. Spectacle grandiose, à suivre sur la côte, à la télévision, ou sur internet.

Pour la suite des événements, la meilleure référence est le site officiel de la Route du Rhum www.routedurhum.com! Classements, photos, vidéos, cartographie, météo, tout y sera !

 

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Grand départ de la Route du Rhum 2010, au large de la Pointe du Grouin. Au premier plan le futur vainqueur, Groupama 3 skippé par Franck Cammas.

 

Julien BEHAGHEL




Répétition générale !

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        Dans un an, jour pour jour, si tout se passe comme prévu, la quinzaine de participants au prochain Vendée Globe seront en train d’essuyer les premiers coups de vent du Golfe de Gascogne, à l’aube d’un tour du monde que seuls certains arriveront à boucler. Lors de la dernière édition en 2008, sur les trente voiliers au départ des Sables d’Olonnes, seuls 11 purent couper la ligne d’arrivée après au minimum trois mois de mer.

 Banque Populaire, le 60 pieds d'Armel Le Cléac'h, ex-Foncia de Michel Desjoyaux.

Le nouveau bateau d’Armel Le Cléac’h, 2e du Vendée Globe 2008/2009. Banque Populaire n’est autre que le dernier Foncia de Michel Desjoyaux, mis à l’eau l’an dernier.

Dans la majorité des cas, c’est la casse qui décidait de l’abandon. De multiples démâtages avaient eu lieu en effet lors de la descente de l’Océan Atlantique et dans la traversée de l’Océan Indien. Tout le monde garde en mémoire le sauvetage de Yann Eliès, blessé à des centaines de miles des côtes australiennes, qui put compter sur le soutien de Marc Guillemot alors qu’il ne pouvait plus bouger, couché à l’intérieur de son bateau. Si le Vendée Globe reste une course, où le classement a toute son importance, il possède une dimension supplémentaire du fait de sa difficulté extrème; réaliser un tour du monde en solitaire sur un monocoque de plus de 18 mètres, sans escales, et sans assistance !  Aller jusqu’au bout de l’aventure relève de l’exploit ! Et, pour beaucoup, être au départ aussi…

  Cheminées Poujoulat, le nouveau 60 pieds de Bernard Stamm, avec lequel le skipper suisse veut participer au Vendée Globe 2012.     

 Cheminées Poujoulat, le nouveau 60 pieds de Bernard Stamm, avec lequel le skipper suisse veut participer au Vendée Globe 2012.

  En effet, à un peu moins d’un an du départ qui sera donné le Samedi 10 Novembre 2012, seuls treize skippers sont officiellement inscrits. Douze autres, et non des moindres, cherchent encore des sponsors pour mettre en place un projet. Les inscrits ont pour certains d’entre eux des bateaux mis à l’eau cet été, comme le Cheminées Poujoulat de Bernard Stamm ou encore le Macif de François Gabart. Et pour tous, la Transat Jacques Vabre est l’occasion de faire une sorte de répétition générale avant l’échéance de Novembre prochain. Le départ a été donné le Mercredi 2 Novembre au Havre, direction Puerto Limon au Costa Rica. Ouverte aux voiliers de la classe multi50, de la classe IMOCA et de la class40, elle se court en double.

Départ de la Transat Jacques Vabre, 2 Novembre 2011, au Havre.

Départ de la Transat Jacques Vabre 2011 le 2 Novembre 2011 au Havre.

Durant la première semaine de course, la flotte a affronté plusieurs dépressions pour arriver au niveau des Açores, et nombreux sont les équipages qui ont déjà issé drapeau blanc, le plus souvent à cause de soucis techniques. Chez les multi50, ils ne sont plus que deux par exemple : Yves Le Blevec et Samuel Manuard sur Actual mènent largement devant Loic Fecquet et Loic Escoffier sur Maître Jacques. Beaucoup de dégats aussi chez les class40 et les IMOCA ;  Bernard Stamm et Jean François Cuzon ont été hélitreuillés en début de semaine, à cause d’une voie d’eau très importante sur Cheminées Poujoulat, le tout nouveau 60 pieds du skipper suisse.

Pour l’heure, les équipages ont droit à quelques moments de répis de la part de la météo, et les écarts se creusent entre certains : chez les IMOCA, Jean Pierre Dick et Jérémie Beyou sur Virbac Paprec 3, suivis de près par Alex Thomson et Guillermo Altadill sur Hugo Boss, possèdent une avance de plus de 300 miles sur le reste de la flotte. Mais la route reste encore longue…

Et encore longue était la route pour Marc il y a un an jour pour jour ! Lors de la Route du Rhum 2010, à bord de son class40 Ville de Saint-Grégoire, il venait de passer la latitude des Açores et pointait en 37e position dans sa catégorie. Passé au Sud de l’Anticyclone, il se retrouvait donc attardé par rapport au gros de la flotte des class40 qui était passé par le Nord, en prise à ce moment là avec une météo instable, une sorte de « Pot au noir » où orages, pétole et coup de vent se succédaient… Marc allait y avoir droit quelques jours plus tard, après avoir eu notamment une panne de moteur ! Quoi qu’il en soit, en ce 11 Novembre, il a envoyé un premier article, publié sur le site officiel de la course, où il confiait ses dilemmes stratégiques du moment…

Le voilier de Marc toutes voiles (neuves) dehors pour l'arrivée à St-Malo, 10 jours avant le départ de la Route du Rhum - la Banque postale 2010.
” Le Nord et le Sud ont toujours été mis en opposition sur notre bonne vieille Terre. Le problème Nord/Sud se retrouve au niveau climat, population, civilisation, saison, richesse… Et moi tout seul au milieu de l’océan, je rencontre le même problème : passer au nord ou au sud de l’HP ? Nord ? Sud ? Ce matin le logiciel de routage a fumé. J’ai même raté le petit déjeuner! En passant, je remercie Sodebo pour ses pains; ça ne vaut pas une baguette mais c’est appréciable quand on a la flemme d’aller à la boulangerie. De toutes façons, tout est fermé, c’est férié. Entre le routage, la vitesse réelle du bateau, la véracité des fichiers grib, les humeurs de l’HP d’un jour sur l’autre, de l’état de la mer, de l’âge du capitaine, de son intuition, de la position des petits copains même s’ils sont loin : à un moment il faut se décider !

Autoportrait de Marc, le 19 Novembre 2010. Les premiers class40 sont arrivés, Marc est à 5 jours de la Guadeloupe.

Et bien… c’est le Sud, bien que le routage soit plus favorable au Nord, mais je ne suis pas sûr de tenir les échéances imposées … et alors là, catastrophe d’après les fichiers ! Car l’HP se dirigerait plutôt vers le NE : je peux toujours m’échapper vers le sud où les alizés semblent se réinstaller, ou plutôt s’installer car ils avaient disparu. Par contre, ça allonge la route… mais, au point on en est !!
A part ça, ils ont remis l’eau chaude ; j’ai pu donc prendre une douche. C’est les pintades qui seront contentes car elles se plaignaient de quelques odeurs.
Aujourd’hui, je suis à la moitié de la longueur du parcours sur l’orthrodomie depuis Saint Malo : si je suis aussi lent que pour la première moitié, cela fera une arrivée dans 11 jours… ou plus ou moins… Les pintades aimeraient arriver assez vite car elles ont ouie dire qu’il y avait une cocotte minute dans le bateau et elles ne sont pas très rassurées.
Mauvaise nouvelles, la batterie de mon iridium est peut être HS…”

Répétition générale ! dans Actu pb240730

Voilà pour la séquence souvenir… Le class40 de Marc a récemment été vendu, bon vent à son nouveau skipper !

C’est ici l’occasion de remercier une fois de plus tous ceux qui se sont impliqués de près ou de loin dans le projet de Marc, ainsi que ceux qui lui ont prodigué de nombreux et constants encouragements, pour qu’il puisse aller jusqu’au bout de l’aventure !

Je n’ai plus trop le temps de mettre ce blog à jour, donc si vous souhaiter suivre l’actualité de la course au large, je vous conseille de compter sur d’autres sites web.

Les courses à suivre : – la Transat Jacques-Vabre

                                       – la Volvo Ocean Race, tour du monde par étapes en équipage sur des monocoques de 70 pieds, de Novembre 2011 à Juillet 2012. Pour information, c’est toujours l’équipage français de Groupama 4, mené par Franck Cammas, qui mène la flotte, pour une première étape reliant Alicante (Espagne) à Cape Town (Afrique du Sud).

                                       – le Vendée Globe, de Novembre 2012 à Février 2013

J.BEHAGHEL

 







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